Frères et sœurs, aujourd’hui, nous allons vous entretenir sur l’eucharistie comme sacrement de guérison :
a) Guérison spirituelle
b) Guérison intérieure
c) Guérison physique
Nous allons voir comment l’église a recours à la puissance de guérison du Seigneur Jésus-Christ au cours de la messe et particulièrement dans les quatre premières étapes de la messe :
1) Ouverture
2) Liturgie de la parole
3) Liturgie Eucharistique
4) Liturgie de la communion
Nous n’oublierons cependant pas la cinquième étape : le renvoi.
Mais nous allons d’abords parler de comment Jésus guérissait les hommes quand il était physiquement présent sur terre, c’est-à-dire, du pouvoir de guérison de Jésus avant sa mort et sa résurrection.
I) Pouvoir de guérison de Jésus avant sa mort et sa résurrection
Ecoutons d’abord l’évangile selon Saint Luc (Luc 4, 17-19) : “ et on lui remit le livre du prophète Esaïe. L’ayant déroulé, il trouva l’endroit où il était écrit: L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur C’est la mission de Jésus-Christ que le prophète Esaïe a annoncée (Esaïe 61, 1-2) et Jésus dit aux envoyés de Jean-Baptiste : “ Allez raconter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts reviennent à la vie, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres“. (Luc 7, 22)
Les Saintes Écritures parlent de beaucoup de signes de guérison, que Jésus a opéré parmi les hommes mais lisons quelques uns de ses signes : (Marc 1 : 40-42) : Un lépreux vint à Jésus, se mit à genoux devant lui et lui demanda son aide en disant : “ Si tu le veux tu me rendre pur“. Jésus fut rempli de pitié pour lui, il étendit la main, le toucha et lui dit : je le veux soit pur ! Aussitôt la lèpre quitta cet homme et il fut pur“. Et au paralytique de Capharnaüm, Jésus dit : “ Mon fils, tes péchés sont pardonnés. Lève-toi, prends ta natte et rentre chez toi“ (Marc 2, 5-11). Et à Lazare mort, il dit : “ … Lazare sort de là“. (Jean 11, 43) et le mort sortit (Jean 11, 44). Ces trois exemples montrent clairement frères et sœurs, que Jésus par sa parole guérissait :
a) Les corps (le lépreux, la paralytique)
b) Les cœurs (le paralytique pardonné)
c) Et libérait les esprits (Lazare ramené à la vie).
Lorsque nous lisons (Mc 8, 23-25) :………………………………………………………………………… Jésus touche le malade et il est guéri. Et dans (Luc 8, 43-44) nous lisons : ‘’ il y avait là une femme qui souffrait de perte de sang depuis 12 ans. Elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait chez les médecins, mais personne n’avait pu la guérir. Elle s’approche de Jésus par derrière et touche son vêtement. Aussitôt sa perte de sang s’arrêta.’’ Le malade touche Jésus et il est guéri.
De ces deux textes frères et sœurs, nous voyons que le corps vivant de Jésus était une source de guérison. Soit qu’il touche les malades, ou que les malades le touchent avec foi. ET nous voyons aussi que de Jésus sortait une force qui guérissait tous le malades. (Luc 8, 43-44).
Frères et sœurs, ce que la parole et le corps physique de Jésus faisait pour les malades, le corps crucifié de Jésus le fera par la puissance des saintes plaies comme le déclare l’écriture dans (IS 53,5) : ‘’ Pourtant il n’était blessé que du fait de nos fautes, il n’était accablé sue par l’effet de nos propres torts. Il a subit notre punition et nous sommes acquittés, il a reçu les coups et nous sommes épargnés.’’ Et St Pierre dans sa première lettre déclare (1P2, 24) : ‘’……….. C’est par ses blessures que vous avez été guéris’’.
Apres ce bref rappel, nous pouvons maintenant parler du pouvoir de guérison de Jésus après sa mort et sa résurrection, qui se manifeste pleinement dans l’Eucharistie, vrai corps et sang véritable du Christ, comme lui-même la déclaré à la veille de sa passion (Mt 26, 26-28).
II) POUVOIR DE GUÉRISON DE JÉSUS APRÈS SA MORT ET SA RÉSURRECTION
Jésus, pour continuer de guérir les hommes a institué le mystère de l’Eucharistie.
L’Eglise a recours à cette puissance de guérison de J.C au cours de la messe et voici comment :
1) Ouverture de la célébration
Après la salutation du prêtre, il nous invite à nous préparer à la célébration de l’Eucharistie en nous reconnaissant pécheurs. Il y a trois prières possibles. La troisième commence par : “ Seigneur Jésus, envoyé par le Père pour guérir et sauver les hommes prend pitié de nous”.
2) Liturgie d la parole
Après les deux premières lectures, le prêtre avant de proclamer la bonne nouvelle (avant l’évangile) s’incline devant l’autel et dit à voix basse : “purifie mon cœur et mes lèvres, Dieu très Saint pour que je fasse entendre à mes frères la bonne nouvelle.
et avec le prêtre, nous sommes purifiés, d’abord dans l’acte pénitentiel à l’ouverture de la messe (demande de pardon) et par l’écoute de la parole proclamée car l’écriture déclare dans (Jean 15,3) :“l’enseignement que je vous ai donné vous a rendu purs.” La parole proclamée et acceptée guérie donc les cœurs.
3) Liturgie Eucharistie
Rappelons-nous que l’Eucharistie est le sacrement qui transforme le pain et le vin en corps et sang de Jésus Christ. C’est alors le moment d’apporter le pain et les offrandes sur l’autel.
Le prêtre, après avoir présentés le pain et le vin a Dieu, s’incline et dit à voix basse : “humble et pauvre, nous te supplions Seigneur, accueille-nous, que notre sacrifice en ce jour trouve grâce devant toi.
Avec le prêtre, nous nous faisons humble et pauvre pour supplier le Seigneur d’accueillir notre sacrifice uni à de Jésus.
Ensuite le prêtre se lave les mains en disant à voix basse :“lave-moi de mes fautes Seigneur, purifie-moi de mon péché”, avant d’offrir le sacrifice. Nous sommes concernés par ce que dit le prêtre. C’est ensemble avec lui que nous allons offrir le sacrifice de toute l’Eglise.
Et juste après le sanctus, le prêtre dit ceci : “nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons, sanctifie les par ton Esprit pour quelles deviennent le corps et le sang de ton fils Jésus Christ qui nous a dit de célébrer ce mystère.”
Le prêtre rappelle donc que Jésus a fait et dit : lisons le dans (1co11,23-25). Et le Saint Esprit consacre le pain et le vin en corps et en sang de Jésus Christ comme il l’a réalisé dans les seins de la Vierge Marie (Luc1, 35). “…le Saint Esprit viendra sur toi et la puissance du Dieu très haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi on appellera Saint le fils Dieu l’enfant qui doit naître”.
Après rappelé une foi encore l’enseignement de Jésus-Christ dans (1Co11, 23-25), le prêtre nous présente le corps, la coupe contenant le sang de Jésus-Christ, comme s’il les élevait à Golgotha avant de les adorer en disant à chaque geste : “Mon Seigneur et mon Dieu’’ (Jn 20, 27-28) : “Puis il dit à Thomas : avance ton doigt ici et regarde mes mains ; avance ta main et met la dans mon côté. Cesse de douter et crois !
Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu !’’
Alors Jésus vient te dire à ce moment : “avance ton doigt ici et regarde mes mains ; avance ta main et met la dans mon côté. Cesse de douter et crois !’’ (Jn 20,27)
Oui, crois que c’est mon corps, crois que c’est mon sang, cesse de douter. Jésus te présente en ce moment ses Saintes plaies dans lesquelles se trouve ta guérison.
Après avoir vu et cru que Jésus est là dans ce pain et ce vin, nous l’adorons en disant : “mon Seigneur et mon Dieu’’.
Nous le louons ensuite en ces termes : “gloire à toi qui était mort, gloire à toi qui est vivant, notre sauveur et notre Dieu, vient Seigneur Jésus.’’
(il y a trois prière de louanges possible qui parlent toutes de la mort, de la résurrection et de la venue de Jésus).
Cette louange monte de notre cœur parce que nous avons vu et cru. Notre foi est affermie, la charité est affermie par ce sacrifice.
Frères et sœurs, les textes de la messe et particulièrement ceux de l’Eucharistie évoquent la guérison que nous donne Jésus. Le prêtre prononce ces textes en notre nom. Prenons-les à notre compte, ne restons plus inattentif et sang foi. Ayons la certitude que Jésus est là et qu’il exauce nos prières.
5) Liturgie de la communion
Après le “Notre père’’ et le rite de la paix (frères et sœurs dans l charité du Christ donnez
vous la paix), le père procède à la fraction du pain, consacré et met un morceau dans le calice en disant à voix basse : “Que le corps et le sang de Jésus-Christ, réunis dans cette coupe, nourrissent en nous la vie éternelle.’’
A la rupture du pain, nous reconnaissons Jésus comme les disciples d’Emmaüs (Luc 24, 30-31) :
“Il se mit à table avec eux, prit le pain et remercie Dieu, puis il rompit le pain et leur donna. Alors, leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent, mais il disparu devant eux.’’
Comme à la liturgie Eucharistique où un signe nous a été donné pour reconnaitre Jésus. (Le prêtre nous présente le corps et , la coupe de sang et nous disons “Mon Seigneur et mon Dieu’’) un autre signe nous est donné dans la liturgie de la communion : la rupture du pain.
Après l’agnus Dei qu’on chante ou qu’on dit en même tant que la fraction se fait, le prêtre avant la communion dit à voix basse (2 prières possibles) : “Seigneur Jésus-Christ, que cette communion à ton corps et à ton sang n’entraine pour moi ni jugement ni condamnation, mais qu’elle soutienne mon esprit et mon corps et me donne la guérison.’’
Et le prêtre nous montre ensuite le corps du Christ en disant : “heureux les invités au repas du Seigneur ! Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.’’ Et tous avec le prêtre nous disons : “Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dit seulement une parole et je serai guéris.’’
Mais est-ce que nous croyons en ce que nous disons. Rappelons nous que cette prière est inspirée du centurion de Capharnaüm (Mt 8,8) et le résultat de cette prière en (Mt 8,13) : “Va chez toi, ce que tu as cru te sera accordé. Et le serviteur du capitaine fut guéri à ce moment même.’’
Après quoi commence la distribution de la communion :
Avant la distribution permettez-moi de vous rappeler les 3 étapes nécessaires pour une bonne communion :
a) Ce qu’on apporte sur l’autel : le pain, le vin, l’offrande.
Il faut participer d’une manière active (spirituelle, matérielle) à cette étape.
b) La consécration : le Saint-Esprit transforme le pain et le vin en corps et sang de Jésus-Christ.
Il faut y croire.
c) Le changement de nos cœurs.
Frères et sœurs, si j’ai bien assimilé le corps et le sang de Jésus-Christ, car c’est le point final de la célébration Eucharistique, alors ma messe aura été bonne.
Frères et sœurs, avant de terminer avec la liturgie de la communion, permettez moi de rappeler que l’Eucharistie est une source de guérison pour notre esprit, cœur, corps, mais pour que cela soit effectif, il y a des dispositions à prendre, c’est pourquoi je vous invite à suivre attentivement ce qui suit : voici ce que déclare l’écriture dans (1Co10, 20-21) “… or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec des esprits mauvais.
Vous ne pouvez pas boire à la fois à la coupe du seigneur et à la coupe des esprits mauvais. Vous ne pouvez pas manger à la fois à la table du Seigneur et à la table des esprits mauvais.’’
Frères et sœurs, le corps et le sang de Jésus-Christ étant sérieux, Saint Paul nous met en garde de façon solennelle. Cette mise en garde s’adresse d’ abord à ceux qui pratiquent les communions sacrilèges. “Elle s’adresse aussi à des idolâtres qui mêlent le corps du Seigneur à des pratiques occultes et magiques (vodou, rose-croix, Eckankar, Mahikari, consultation sacrifice rituel, astrologie, vol d’hosties consacrées….) : “vous ne pouvez pas boire à la fois à la coupe du Seigneur et à la coupe des esprits mauvais.’’
Saint Paul met en garde ceux qui portent des talismans, des gris-gris sur eux pour venir communier.
Et Saint Paul averti aussi ceux qui indignement s’approchent de la table du Seigneur : (1Co11, 27-31).
C’est d’une manière indigne qu’on s’approche de la table Sainte lorsque notre cœur n’est pas au clair avec le Seigneur, lorsqu’on a commis un péché grave.’’ Avant de venir communier, il faut d’abord demandé pardon (sacrement de réconciliation).
L’Esprit Saint nous dit toujours quand cela n’est pas possible : “Non tu ne peux pas communier, recours d’abord à la réconciliation.’’
Frères et sœurs, telles sont là quelques recommandations pour une bonne communion. N’oublions cependant pas le dernier acte de la messe.
6) Le rite de la conclusion
Cet acte est l’envoi en mission.
Jésus nous dit dans (Jn 20,21) : “la paix soit avec vous ! comme le père m’a envoyé moi aussi je vous envoie.’’
“Allez dans la paix du Christ’’ nous dit le prêtre.
Dans la paix du Christ, allez pour témoigner, pour proclamer les merveilles de Dieu, allez dire aux autres ce que Dieu a fait pour vous.
Allez dire ce que Jésus a fait pour votre esprit, votre cœur et votre corps. Allez dire aux autres que vos péchés ont été pardonnés, que le corps de Jésus-Christ a été mangé, son sang a été bu pour nous donné la vie éternelle. Allez annoncer la bonne nouvelle du Christ mort, ressuscité, vivant. C’est le but du renvoi, dernier acte de la messe.
Pour terminer cet entretien, je voudrai inviter chacun de vous, chacune de vous, à la foi qui sauve. Comme la foi de cette femme qui a touché la frange du manteau de Jésus. IL faut se laisser toucher par Jésus et il faut toucher Jésus dans l’Eucharistie car il est notre guérison. C’est à cette foi que je vous invite. C’est une foi, frères et sœurs, qui exige une décision de notre part, puisque Jésus nous demande, lorsque nous entendons sa parole : “le crois-tu ?’’ Comme il le demandait à Marthe : “crois-tu que ton frère Lazare même s’il est mort, revivre ?… . (Jn 11, 21-27).
Alors toi, crois-tu que Jésus présent dans le tabernacle, crois-tu que Jésus que tu peux voir dans l’ostensoir est la résurrection et la vie ? crois-tu qu’il est la guérison de ton corps malade, de ton esprit dérangé, de tes yeux, de tes oreilles, de ton sang malade, de ton enfant handicapé, cancéreux, drépanocytaire, de ton marie alcoolique, infidèle ou impuissant, de votre coupe stérile, de ton cœur malade, … ?
Crois-tu que Jésus est aujourd’hui la guérison de tes blessures intérieures, te délivre de la peur, des maléfices, des sorciers et des guérisseurs occultes, des envoutements ? Crois-tu que Jésus peut t’arracher à la folie, à l’emprise des sectes, … ?
Frères et sœurs, le croyez-vous ?
Venir à la messe, c’est un rendez-vous avec le Christ, c’est une invitation à rencontrer Jésus, à découvrir Jésus et à recevoir Jésus.
Frères et sœurs, la présence de Jésus est effective et vivifiante dans l’Eucharistie, mystère inventé par Jésus lui-même par amour pour nous, pour continuer son œuvre de guérison.
Pour clore, je voudrai rappelez à chacun de vous, que les apôtres de Jésus se réunissaient tous les jours pour partager le corps du Christ, source de guérison.
L’Eglise nous invite donc à partager chaque jour le repas du Seigneur.
La messe se fait chaque jour :
Dimanche matin : à 7h30 et 10h
En semaine (Lundi au Samedi) : à 6h30 sauf le vendredi à 19h. Mais combien y participent. Il faut y participer.
Je voudrai aussi rappeler que le jeudi saint est un jour d’adoration, un temps d’action de grâce et je vous invite à venir à ce temps d’adoration et d’action de grâce pour réfléchir personnellement sur ce que vous venez d’entendre sur la messe.

PAIX ET JOIE

SYLVAIN OGOU ( membre du noyai du rcc. NDD Bouaflé )